Pourquoi réalise-t-on cette intervention ?
Les petites tumeurs du rein peuvent être détruites à travers la peau par cryoablation (le plus souvent) ou par chaleur, avec des résultats carcinologiques comparables à la chirurgie partielle pour les lésions de moins de 4 cm — en préservant au maximum la fonction rénale, un atout majeur en cas de rein unique ou de fonction rénale fragile. Certaines lésions surrénaliennes sont accessibles au même traitement.
Préparation avant l’acte
- Décision en réunion de concertation ; biopsie préalable le plus souvent.
- Bilan d’hémostase ; blocage hormonal préalable pour certaines lésions surrénaliennes.
- À jeun selon le mode d’anesthésie.
Comment se déroule l’intervention ?
- Installation et repérage scanner.
- Mise en place des cryosondes (ou de l’antenne) dans la tumeur.
- Si besoin, injection de sérum pour écarter les organes voisins (hydrodissection), puis destruction de la tumeur surveillée en continu.
- Contrôle final injecté et retrait.
Suites et suivi
- Surveillance 24 h ; un peu de sang dans les urines possible.
- Imagerie de contrôle à 4-6 semaines puis surveillance régulière prolongée.
- Retraitement possible en cas de récidive locale.
Risques et complications potentielles
- Hématome péri-rénal (le plus souvent sans gravité).
- Sang dans les urines (hématurie), transitoire.
- Atteinte d’une structure voisine (prévenue par les protections).
- Poussée tensionnelle pour les cibles surrénaliennes (encadrée par l’anesthésie).