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Foie, pancréas, rate et tube digestif
Les petites tumeurs du foie (carcinome hépatocellulaire, métastases sélectionnées) peuvent être détruites à travers la peau par une aiguille délivrant du chaud (radiofréquence, micro-ondes) ou des impulsions électriques (électroporation irréversible près des vaisseaux et canaux biliaires). Résultats comparables à la chirurgie pour les petites lésions, avec une récupération bien plus rapide.
Thorax
Certaines tumeurs pulmonaires (primitives précoces chez des patients non opérables, métastases peu nombreuses) peuvent être détruites à travers la peau par radiofréquence, micro-ondes ou cryoablation, sous scanner. Le poumon autour est épargné — un atout décisif quand la fonction respiratoire est limitée.
Voies urinaires et surrénales
Les petites tumeurs du rein peuvent être détruites à travers la peau par cryoablation (le plus souvent) ou par chaleur, avec des résultats carcinologiques comparables à la chirurgie partielle pour les lésions de moins de 4 cm — en préservant au maximum la fonction rénale, un atout majeur en cas de rein unique ou de fonction rénale fragile. Certaines lésions surrénaliennes sont accessibles au même traitement.
Foie, pancréas, rate et tube digestif
L’embolisation bariatrique est une technique en cours d’évaluation (protocole AMIREMBOL) visant à réduire la sécrétion de ghréline, hormone de la faim, en diminuant le flux sanguin du fundus gastrique par microparticules. Elle s’adresse à des patients sélectionnés dans un cadre d’étude clinique encadré.
Pathologies vasculaires
L’artériopathie des membres inférieurs (rétrécissement ou occlusion des artères des jambes) provoque douleurs à la marche, plaies qui ne cicatrisent pas, voire menace le membre. L’angioplastie consiste à dilater l’artère avec un ballon et, si nécessaire, à la maintenir ouverte par un stent, pour restaurer la circulation sans chirurgie ouverte.
Pour en savoir plus — fiche d'information patient SFR (PDF) ↗
Pathologies vasculaires
Un rétrécissement de l’artère rénale peut entraîner une hypertension résistante ou une dégradation de la fonction du rein. Dans des indications sélectionnées, l’angioplastie permet de rouvrir l’artère au ballon, complétée d’un stent, afin de restaurer la perfusion rénale.
Pathologies vasculaires
Les rétrécissements des artères digestives (tronc cœliaque, mésentérique) peuvent provoquer des douleurs après les repas et un amaigrissement (« angor mésentérique »). L’angioplastie avec stent permet de restaurer le flux sanguin digestif par voie endovasculaire.
Musculo-squelettique
L’arthroscanner combine une injection de produit de contraste dans l’articulation puis un scanner : le contraste moule les surfaces articulaires et révèle avec une grande finesse les lésions du cartilage, du labrum ou des ligaments, souvent invisibles autrement. Il guide les décisions chirurgicales.
Foie, pancréas, rate et tube digestif
Quand une biopsie du foie est nécessaire mais que la voie percutanée est trop risquée (troubles de coagulation, ascite), le prélèvement peut être réalisé par l’intérieur des veines : l’aiguille atteint le foie par la veine jugulaire et les veines hépatiques, de sorte qu’un éventuel saignement reste dans la circulation.
Musculo-squelettique
Le diagnostic d’une lésion osseuse (tumeur, infection — spondylodiscite) nécessite un prélèvement. La biopsie sous scanner permet de forer un fin tunnel jusqu’à la lésion et d’y prélever de petits fragments d’os pour analyse au microscope et recherche de microbes, en suivant un trajet planifié selon des règles strictes.
Oncologie
Avant tout traitement d’un cancer, il faut connaître précisément la nature de la tumeur. La biopsie percutanée guidée par imagerie permet de prélever quelques fragments de la lésion à l’aiguille, quel que soit l’organe, avec une précision millimétrique — le geste clé qui conditionne toute la suite de la prise en charge.
Foie, pancréas, rate et tube digestif
Le diagnostic précis d’une lésion du foie, du pancréas, de la rate ou d’un ganglion profond nécessite souvent un prélèvement de tissu. La biopsie percutanée guidée par imagerie permet d’obtenir ce diagnostic par une simple aiguille, avec une précision millimétrique et sans chirurgie.
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Voies urinaires et surrénales
Le diagnostic du cancer de prostate repose sur des biopsies. Le guidage par fusion d’images IRM-échographie permet de cibler précisément les zones suspectes vues à l’IRM, et la voie transpérinéale (à travers la peau du périnée) réduit fortement le risque infectieux par rapport à la voie rectale.
Thorax
Le diagnostic d’un nodule ou d’une masse du poumon repose souvent sur un prélèvement. La biopsie trans-pariétale sous scanner permet d’atteindre la lésion à l’aiguille à travers la paroi thoracique, avec une précision millimétrique, et d’obtenir le diagnostic qui conditionne tout le traitement.
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Voies urinaires et surrénales
Quand une biopsie rénale est indispensable (maladie du rein à diagnostiquer) mais que la voie percutanée est contre-indiquée (troubles majeurs de la coagulation, rein unique), le prélèvement se fait par l’intérieur des veines : l’aiguille atteint le rein par la veine jugulaire et la veine rénale, limitant fortement le risque hémorragique.
Voies urinaires et surrénales
Le diagnostic d’une lésion du rein, de la surrénale ou du rétropéritoine repose souvent sur un prélèvement guidé par imagerie, réalisé à l’aiguille à travers le dos ou le flanc, en ambulatoire. Pour la surrénale, un bilan hormonal préalable élimine un phéochromocytome avant toute ponction.
Traitement de la douleur
Un bloc nerveux consiste à injecter un anesthésique (± corticoïde) au contact précis d’un nerf : à visée diagnostique, il confirme que ce nerf est bien responsable de la douleur ; à visée thérapeutique, il la soulage. C’est souvent l’étape qui précède un traitement plus durable (thermocoagulation).
Foie, pancréas, rate et tube digestif
Les varices gastriques du patient cirrhotique peuvent saigner gravement. Quand elles se drainent par un shunt gastro-rénal, on peut les scléroser par voie rétrograde : un ballon (BRTO) ou un plug/coils (PARTO, CARTO) bloque temporairement le shunt pendant qu’un agent sclérosant détruit les varices, sans passer par le foie.
Oncologie
Deux traitements endovasculaires des tumeurs du foie : la chimio-embolisation (TACE) délivre une chimiothérapie concentrée dans les artères de la tumeur puis les obture ; la radio-embolisation (SIRT) y injecte des microsphères radioactives qui irradient la tumeur de l’intérieur. Le choix entre les deux dépend de la maladie, du foie sous-jacent et du projet thérapeutique, discuté en réunion de concertation.
Urgences
En cas de cholécystite aiguë grave chez un patient trop fragile pour être opéré d’emblée, un drain placé directement dans la vésicule biliaire à travers la peau permet d’évacuer la bile infectée et de refroidir l’infection, en attendant une chirurgie différée ou comme traitement définitif chez certains patients.
Musculo-squelettique
Au-delà du rachis, le ciment orthopédique peut consolider un os fragilisé par une métastase ou une fracture par insuffisance (bassin, sacrum, cotyle, os longs avec renfort) : la douleur diminue et l’os retrouve une résistance mécanique permettant la remise en charge.
Oncologie
La cryoablation détruit la tumeur par le froid : des cryosondes créent une boule de glace parfaitement visible au scanner, ce qui permet de sculpter la zone détruite au plus près des organes à protéger. Particulièrement adaptée au rein, à l’os et aux parties molles, elle est aussi moins douloureuse que les techniques par la chaleur.
Voies urinaires et surrénales
Chez certains patients dont l’hypertension reste incontrôlée malgré un traitement optimal, la dénervation rénale réduit l’hyperactivité des nerfs sympathiques qui longent les artères rénales : un cathéter délivre de l’énergie (radiofréquence ou ultrasons) dans la paroi artérielle pour interrompre ces signaux.
Voies urinaires et surrénales
Un rétrécissement de l’uretère (cicatriciel, post-opératoire ou tumoral) bloque l’écoulement des urines. Par le trajet d’une néphrostomie, le rétrécissement peut être dilaté au ballon et l’uretère maintenu ouvert par une sonde double J ou une endoprothèse, sans chirurgie.
Urgences
Quand la bile ne peut plus s’écouler (calcul, rétrécissement, tumeur) et que l’infection menace (angiocholite) ou que la jaunisse doit être levée, un drain placé dans les voies biliaires à travers le foie permet de rétablir l’écoulement, en complément ou en alternative de l’endoscopie.
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Urgences
Un abcès ou une collection (abdominale, pelvienne, rétro-péritonéale, thoracique) peut être évacué à travers la peau par un drain mis en place sous guidage d’imagerie, évitant le plus souvent une réintervention chirurgicale. Associé aux antibiotiques, le drainage permet de contrôler l’infection et de soulager rapidement les symptômes.
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Thorax
Un épanchement pleural abondant, infecté (pleurésie purulente) ou un abcès du poumon peut être drainé à travers la peau sous guidage d’imagerie : le drain évacue le liquide, soulage la respiration et permet de contrôler l’infection en complément des antibiotiques.
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Oncologie
L’électroporation irréversible détruit les cellules tumorales par de brèves impulsions électriques qui perforent leur membrane, sans effet thermique : la trame des vaisseaux, canaux biliaires et nerfs traversant la zone est préservée. C’est l’option de choix pour les tumeurs au contact de structures critiques (pancréas, hile hépatique, prostate).
Pathologies vasculaires
Un anévrisme (dilatation localisée) d’une artère digestive, splénique ou rénale expose à un risque de rupture. L’embolisation permet de l’exclure de la circulation (coils, stent couvert ou multicouche) par voie endovasculaire, en préservant au mieux l’organe d’aval.
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Voies urinaires et surrénales
L’angiomyolipome est une tumeur bénigne du rein mais richement vascularisée : au-delà de 4 cm ou en cas d’anévrismes intra-tumoraux, elle expose à un risque d’hémorragie spontanée grave. L’embolisation préventive (ou en urgence si saignement) obture ses vaisseaux fragiles tout en préservant le rein.
Traitement de la douleur
Dans certaines douleurs articulaires chroniques inflammatoires (arthrose du genou, épaule gelée, tendinopathies rebelles), une hyper-vascularisation anormale entretient douleur et inflammation. L’embolisation de ces micro-vaisseaux (particules résorbables) réduit la douleur chez une majorité de patients bien sélectionnés — une option récente, en plein développement.
Pathologies vasculaires
Une fuite de lymphe (chylothorax, ascite chyleuse), souvent après chirurgie thoracique, peut devenir menaçante par les pertes qu’elle entraîne. L’embolisation du conduit thoracique permet de tarir la fuite sans réintervention : le canal est ponctionné à travers l’abdomen puis obturé (coils, colle).
Pathologies vasculaires
Les fibromes utérins peuvent provoquer des saignements abondants, des douleurs pelviennes ou une gêne par compression. L’embolisation est une alternative à la chirurgie qui consiste à priver les fibromes de leur vascularisation : ils diminuent progressivement de volume et les symptômes régressent, tout en préservant l’utérus.
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Thorax
Une hémoptysie abondante (sang craché provenant des bronches) menace d’asphyxie plus que d’anémie : c’est une urgence. L’embolisation des artères bronchiques hypertrophiées responsables du saignement (séquelles d’infection, dilatations des bronches, tumeur) permet d’arrêter l’hémorragie sans chirurgie dans la grande majorité des cas.
Urgences
En cas d’hémorragie active (traumatisme, post-partum, suites opératoires, hématurie, épistaxis, saignement tumoral…), l’embolisation permet d’arrêter le saignement de l’intérieur : le radiologue navigue dans les artères jusqu’au vaisseau qui saigne et l’obture sélectivement (petits ressorts métalliques, microbilles ou colle médicale), sans chirurgie ouverte. C’est souvent le traitement le plus rapide et le moins invasif d’une hémorragie grave.
Urgences
Les fractures du bassin peuvent léser des artères internes et entraîner une hémorragie potentiellement fatale. L’embolisation consiste à naviguer dans les artères du bassin puis à boucher sélectivement le ou les vaisseaux responsables (petits ressorts métalliques, microbilles ou colle médicale) afin d’arrêter rapidement le saignement, sans ouvrir chirurgicalement le patient.
Elle est recommandée par les sociétés savantes comme traitement de première intention chez le patient instable ou lorsque le saignement persiste malgré le « pelvic binder » et la réanimation.
Le taux de survie s’améliore nettement lorsque l’embolisation est réalisée dans les 60 premières minutes suivant le diagnostic.
Pathologies vasculaires
Les malformations artério-veineuses périphériques (membres, tronc, sphère ORL) peuvent provoquer douleurs, saignements ou déformations. L’embolisation vise à détruire le cœur de la malformation (nidus) par injection d’agents liquides ou de particules, souvent en plusieurs séances, seule ou avant chirurgie.
Pathologies vasculaires
Une malformation artério-veineuse pulmonaire (MAVP) est un court-circuit entre artère et veine pulmonaires, souvent dans le cadre d’une maladie de Rendu-Osler. Elle expose à un manque d’oxygénation et surtout à des embolies paradoxales (AVC, abcès cérébral). L’embolisation ferme ce court-circuit avec des coils ou des bouchons.
Foie, pancréas, rate et tube digestif
Avant une hépatectomie majeure, si le futur foie restant est jugé trop petit, l’embolisation portale redirige le flux porte vers le foie qui restera : le territoire embolisé s’atrophie et le futur foie restant s’hypertrophie en 3 à 6 semaines, rendant la chirurgie plus sûre.
Voies urinaires et surrénales
Le priapisme à haut débit (érection prolongée non douloureuse, souvent après traumatisme) résulte d’une fistule artérielle dans les corps caverneux. L’embolisation supersélective ferme cette fistule avec du matériel le plus souvent résorbable, avec un excellent taux de préservation de la fonction érectile.
Pathologies vasculaires
L’hypertrophie bénigne de la prostate peut gêner considérablement la miction. L’embolisation prostatique consiste à réduire le volume de la glande en obstruant sélectivement ses artères par microparticules : les symptômes s’améliorent progressivement, sans incision ni les effets indésirables sexuels de certaines chirurgies.
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Foie, pancréas, rate et tube digestif
En cas d’hypersplénisme (rate trop active détruisant plaquettes et globules) compliquant une hypertension portale, l’embolisation splénique partielle réduit le volume de rate fonctionnelle et fait remonter les plaquettes, tout en conservant une partie de la rate et son rôle immunitaire.
Oncologie
Certaines tumeurs très vascularisées (rein, os, rachis…) saignent abondamment lorsqu’on les opère ou provoquent des symptômes par leur vascularisation. L’embolisation prive la tumeur de son apport sanguin : avant chirurgie, elle réduit considérablement le saignement opératoire ; en situation palliative, elle contrôle douleurs et saignements.
Pathologies vasculaires
Le syndrome de congestion pelvienne, lié à des varices autour de l’utérus et des ovaires, provoque des douleurs pelviennes chroniques accentuées en fin de journée. L’embolisation des veines ovariennes et pelviennes incontinentes (coils, sclérosant) supprime le reflux responsable des symptômes.
Pathologies vasculaires
La varicocèle est une dilatation des veines du cordon spermatique, cause possible de douleurs ou d’infertilité. L’embolisation ferme la veine spermatique défaillante de l’intérieur (coils et parfois sclérosant), avec la même efficacité que la chirurgie mais sans incision ni anesthésie générale.
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Pathologies vasculaires
La technique Emborrhoïd traite les saignements hémorroïdaires chroniques en réduisant l’hyper-vascularisation des hémorroïdes : les branches des artères rectales supérieures sont occluses par coils et/ou particules. L’anatomie du canal anal est respectée — pas de plaie, pas de douleur post-opératoire prolongée.
Pathologies vasculaires
Quand une phlébite menace de migrer vers les poumons et que les anticoagulants sont contre-indiqués ou insuffisants, un filtre placé dans la veine cave inférieure intercepte les caillots avant qu’ils n’atteignent les poumons. La plupart des filtres actuels sont retirables dès que l’anticoagulation redevient possible.
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Foie, pancréas, rate et tube digestif
Quand l’alimentation par la bouche devient impossible ou insuffisante (troubles de la déglutition, obstacle ORL ou œsophagien), une sonde placée directement dans l’estomac à travers la peau permet une nutrition entérale durable, plus confortable qu’une sonde nasale.
Traitement de la douleur
L’infiltration délivre un anti-inflammatoire (corticoïde) directement au contact de la structure douloureuse — articulation, nerf rachidien, articulation facettaire — avec une précision garantie par le guidage. Elle soulage la douleur et facilite la rééducation quand le traitement médical ne suffit pas.
Traitement de la douleur
Certains traitements (antalgiques puissants, agents spécifiques) sont bien plus efficaces injectés directement dans le liquide céphalo-rachidien, au plus près de la moelle. La ponction lombaire guidée par imagerie sécurise le geste, notamment quand l’anatomie est difficile (arthrose, chirurgie antérieure).
Foie, pancréas, rate et tube digestif
Certains calculs des voies biliaires inaccessibles par endoscopie peuvent être fragmentés et extraits par voie percutanée, à travers un trajet de drainage biliaire : fragmentation au laser ou par lithotripteur sous contrôle visuel (cholangioscopie), puis évacuation des fragments vers l’intestin ou extraction directe.
Oncologie
Les micro-ondes détruisent la tumeur par la chaleur, comme la radiofréquence, mais avec un chauffage plus rapide, plus puissant et moins sensible au refroidissement des vaisseaux voisins — un atout pour les lésions proches de gros vaisseaux ou de plus grande taille.
Urgences
Quand un rein est bloqué (calcul, rétrécissement, compression tumorale) et surtout s’il s’infecte (pyélonéphrite obstructive), il faut dériver les urines en urgence : la néphrostomie consiste à placer un drain directement dans le rein à travers la peau. Une sonde interne (simple ou double J) peut ensuite prendre le relais par le même trajet.
Traitement de la douleur
Certaines douleurs viscérales rebelles (cancer du pancréas, douleurs pelviennes) empruntent des relais nerveux profonds que l’on peut neutraliser : la neurolyse détruit chimiquement (alcool, phénol) le plexus responsable, réduisant durablement la douleur et la consommation de morphiniques.
Foie, pancréas, rate et tube digestif
En cas d’ascite récidivante (cirrhose, carcinose) nécessitant des ponctions répétées, un cathéter tunnellisé sous la peau permet au patient ou à l’infirmière de drainer l’ascite à domicile, à la demande, sans revenir à l’hôpital pour chaque ponction.
Thorax
Quand un épanchement pleural récidive sans cesse (le plus souvent d’origine tumorale), le cathéter pleural tunnellisé permet de drainer à domicile, à la demande, sans ponctions répétées à l’hôpital : un vrai gain d’autonomie et de confort. Le drainage régulier peut de plus faire accoler la plèvre et tarir l’épanchement.
Musculo-squelettique
La ponction d’une articulation permet d’analyser le liquide (infection ? cristaux ? inflammation ?) et de soulager la tension d’un épanchement. Le guidage garantit un prélèvement même dans les articulations profondes (hanche) ou les petits épanchements.
Oncologie
Chimiothérapie, antibiothérapie prolongée ou nutrition parentérale nécessitent un accès veineux fiable et durable. Le Picc-line (cathéter posé au bras) et la chambre implantable (boîtier sous la peau du thorax) sont posés sous guidage échographique et scopique, en ambulatoire, et préservent le capital veineux.
Voies urinaires et surrénales
Dans l’hyperaldostéronisme primaire, savoir si l’excès d’hormone vient d’une seule surrénale ou des deux change tout le traitement (chirurgie ou médicaments). Le cathétérisme des veines surrénaliennes permet de doser les hormones directement à la sortie de chaque glande — l’examen de référence, techniquement délicat, réalisé par des opérateurs entraînés.
Foie, pancréas, rate et tube digestif
Lorsqu’un rétrécissement (souvent tumoral) empêche la bile de s’écouler, une endoprothèse (stent) métallique ou plastique placée dans la voie biliaire rétablit durablement le drainage interne, en général au décours d’un drainage biliaire percutané. Les prothèses plastiques peuvent être changées, certaines prothèses retirées.
Oncologie
La radiofréquence détruit une tumeur par la chaleur : une électrode-aiguille placée au centre de la lésion sous guidage d’imagerie chauffe le tissu à plus de 60 °C. Traitement de référence de nombreuses petites tumeurs (foie, rein, poumon, os), curatif dans les indications validées, avec une récupération rapide.
Urgences
L’occlusion brutale d’une artère digestive (ischémie mésentérique) ou rénale prive un organe de son apport sanguin : c’est une urgence vitale. La recanalisation endovasculaire consiste à rouvrir l’artère par aspiration du caillot, fibrinolyse locale et/ou pose de stent, afin de restaurer la perfusion avant que les lésions ne deviennent irréversibles.
Pathologies vasculaires
Le syndrome cave supérieur (visage et bras gonflés, gêne respiratoire) résulte d’une compression ou d’une thrombose de la veine cave supérieure, souvent d’origine tumorale ou sur cathéter. La recanalisation avec stent soulage rapidement les symptômes en restaurant le retour veineux.
Pathologies vasculaires
Une thrombose veineuse étendue ilio-cave (phlébite haute massive) peut menacer le membre et laisser de lourdes séquelles (syndrome post-thrombotique). Chez des patients sélectionnés, la désobstruction précoce (thrombectomie mécanique, fibrinolyse, stenting) permet de restaurer le flux veineux et de préserver les valves.
Pathologies vasculaires
Après une thrombose ancienne, l’axe veineux ilio-cave peut rester bouché : jambe lourde, gonflée, douloureuse, ulcères. La recanalisation consiste à retraverser l’occlusion chronique et à reconstruire l’axe veineux par stents dédiés, améliorant nettement la qualité de vie des patients symptomatiques.
Pathologies vasculaires
La thrombose de la veine porte peut compliquer une cirrhose, une chirurgie ou un état pro-thrombotique, avec un retentissement digestif (varices, ascite). Chez des patients sélectionnés, la recanalisation portale (souvent combinée à un TIPS) rétablit le flux vers le foie et traite l’hypertension portale.
Foie, pancréas, rate et tube digestif
Un kyste biliaire simple devenu volumineux peut provoquer pesanteur et douleurs. La sclérose percutanée consiste à vider le kyste puis à détruire sa paroi sécrétante par un agent sclérosant (alcool ou équivalent), évitant la récidive après simple ponction — sans chirurgie.
Voies urinaires et surrénales
Un kyste rénal simple volumineux peut provoquer pesanteur ou douleurs lombaires. La sclérose percutanée consiste à vider le kyste puis à traiter sa paroi par un agent sclérosant afin d’éviter la récidive — geste ambulatoire, sans chirurgie.
Foie, pancréas, rate et tube digestif
La radio-embolisation (ou radiothérapie interne sélective) délivre des microsphères radioactives (yttrium-90) directement dans les artères de la tumeur hépatique : l’irradiation détruit la tumeur de l’intérieur en épargnant l’essentiel du foie sain. Elle se déroule en deux temps, une simulation puis le traitement.
Pathologies vasculaires
Dans certaines obstructions du conduit thoracique (compression, rétrécissement de son abouchement dans les veines) responsables de reflux lymphatique invalidant, un stent peut être placé pour restaurer le drainage de la lymphe vers le système veineux. Il s’agit d’une technique hautement spécialisée, discutée au cas par cas.
Musculo-squelettique
Dans certains rhumatismes inflammatoires (polyarthrite) ou synovites récidivantes, l’injection intra-articulaire d’un agent détruisant la membrane synoviale inflammatoire (isotopique ou chimique) permet de contrôler durablement l’épanchement et la douleur d’une articulation rebelle aux infiltrations classiques.
Foie, pancréas, rate et tube digestif
La chimio-embolisation traite certaines tumeurs du foie (carcinome hépatocellulaire notamment) en combinant deux effets : délivrance de chimiothérapie directement dans la tumeur et occlusion de ses artères nourricières. La tumeur reçoit une dose élevée de traitement tandis que le reste du corps est relativement épargné.
Musculo-squelettique
Des tumeurs osseuses bénignes très douloureuses (ostéome ostéoïde) comme certaines métastases osseuses peuvent être détruites à l’aiguille (radiofréquence, cryoablation, micro-ondes) sous scanner. Pour l’ostéome ostéoïde, l’efficacité sur la douleur dépasse 90 % en une séance ; pour les métastases, l’objectif est antalgique et de contrôle local, souvent combiné à une cimentoplastie.
Traitement de la douleur
Quand les douleurs lombaires proviennent des articulations facettaires (confirmé par un bloc test positif), la thermocoagulation — ou rhizolyse — neutralise par la chaleur les petits nerfs qui transmettent la douleur de ces articulations. Le soulagement dure généralement 6 mois à 2 ans, et le geste est renouvelable.
Foie, pancréas, rate et tube digestif
Le TIPS (shunt porto-systémique intra-hépatique) crée un court-circuit à l’intérieur du foie entre la veine porte et les veines hépatiques, pour faire baisser la pression portale du patient cirrhotique : il traite l’ascite réfractaire et prévient la récidive des hémorragies de varices. Le DIPS en est une variante par voie directe. Un TIPS existant peut aussi être révisé (redilaté, recalibré) s’il dysfonctionne.
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Urgences
En cas d’hémorragie digestive par rupture de varices œsophagiennes ou gastriques résistant au traitement endoscopique, la création en urgence d’un shunt porto-systémique intra-hépatique (TIPS) fait chuter immédiatement la pression dans le système porte et permet de contrôler le saignement. C’est un geste de sauvetage réalisé chez le patient cirrhotique instable.
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Foie, pancréas, rate et tube digestif
Le kyste hydatique du foie (parasite échinocoque) peut être traité sans chirurgie par la technique PAIR : ponction, aspiration du contenu, injection d’un agent parasiticide, ré-aspiration. Le traitement est encadré par un antiparasitaire oral pour prévenir toute dissémination.
Musculo-squelettique
Une fracture-tassement vertébral (ostéoporose, tumeur, traumatisme) peut rester très douloureuse malgré le traitement médical. La vertébroplastie consiste à injecter un ciment dans la vertèbre pour la consolider et soulager la douleur, souvent de façon spectaculaire en 24 à 48 h. La kyphoplastie y associe un ballonnet pour restaurer partiellement la hauteur vertébrale.
Musculo-squelettique
Certaines fractures du bassin ou du sacrum peuvent être fixées par des vis placées à travers la peau, sous guidage scanner : la stabilité est restaurée par quelques incisions de quelques millimètres, souvent en association avec une cimentoplastie, avec une remise en charge beaucoup plus rapide qu’après chirurgie ouverte.