Pourquoi réalise-t-on cette intervention ?
Chez certains patients dont l’hypertension reste incontrôlée malgré un traitement optimal, la dénervation rénale réduit l’hyperactivité des nerfs sympathiques qui longent les artères rénales : un cathéter délivre de l’énergie (radiofréquence ou ultrasons) dans la paroi artérielle pour interrompre ces signaux.
Préparation avant l’acte
- Consultation avec le radiologue interventionnel et bilan sanguin récent (hémostase, fonction rénale).
- Signaler tout traitement anticoagulant ou antiagrégant, et toute allergie (produit de contraste, latex…).
- Être à jeun selon les consignes de la consultation d’anesthésie.
- Confirmation d’une HTA résistante par mesure ambulatoire ; bilan éliminant une cause secondaire.
Comment se déroule l’intervention ?
- Piqûre dans l’artère au pli de l’aine, sous anesthésie locale, puis mise en place d’un court tuyau d’accès (introducteur).
- Injection de produit de contraste visualisant les artères rénales (angiographie) et vérifiant l’anatomie.
- Applications successives d’énergie le long des deux artères rénales.
- Contrôle final. Retrait de tout le matériel, puis fermeture du point de piqûre (compression de quelques minutes ou petit système de fermeture).
Suites et suivi
- Surveillance hospitalière avec contrôle du point de ponction et des constantes.
- Sortie le lendemain en l’absence de complication, avec consignes écrites.
- Compte rendu adressé à votre médecin ; consultation ou imagerie de contrôle programmée.
- La baisse tensionnelle s’installe progressivement sur 1 à 3 mois ; le traitement médicamenteux est ajusté, non arrêté d’emblée.
Risques et complications potentielles
- Bleu (hématome) ou, rarement, petite poche de sang sur l’artère (pseudo-anévrisme) au point de piqûre.
- Contraction transitoire (spasme) ou déchirure de la paroi (dissection) de l’artère rénale — rare.
- Douleur lombaire per-procédure (gérée par la sédation).
- Réponse tensionnelle variable selon les patients.