Nos actes › Voies urinaires et surrénales

Dénervation rénale endovasculaire

Durée
60 à 90 min
Hospitalisation
1 nuit
Guidage
Angiographie
Anesthésie
Locale + sédation profonde

Pourquoi réalise-t-on cette intervention ?

Chez certains patients dont l’hypertension reste incontrôlée malgré un traitement optimal, la dénervation rénale réduit l’hyperactivité des nerfs sympathiques qui longent les artères rénales : un cathéter délivre de l’énergie (radiofréquence ou ultrasons) dans la paroi artérielle pour interrompre ces signaux.

Préparation avant l’acte

  • Consultation avec le radiologue interventionnel et bilan sanguin récent (hémostase, fonction rénale).
  • Signaler tout traitement anticoagulant ou antiagrégant, et toute allergie (produit de contraste, latex…).
  • Être à jeun selon les consignes de la consultation d’anesthésie.
  • Confirmation d’une HTA résistante par mesure ambulatoire ; bilan éliminant une cause secondaire.

Comment se déroule l’intervention ?

  1. Piqûre dans l’artère au pli de l’aine, sous anesthésie locale, puis mise en place d’un court tuyau d’accès (introducteur).
  2. Injection de produit de contraste visualisant les artères rénales (angiographie) et vérifiant l’anatomie.
  3. Applications successives d’énergie le long des deux artères rénales.
  4. Contrôle final. Retrait de tout le matériel, puis fermeture du point de piqûre (compression de quelques minutes ou petit système de fermeture).

Suites et suivi

  • Surveillance hospitalière avec contrôle du point de ponction et des constantes.
  • Sortie le lendemain en l’absence de complication, avec consignes écrites.
  • Compte rendu adressé à votre médecin ; consultation ou imagerie de contrôle programmée.
  • La baisse tensionnelle s’installe progressivement sur 1 à 3 mois ; le traitement médicamenteux est ajusté, non arrêté d’emblée.

Risques et complications potentielles

  • Bleu (hématome) ou, rarement, petite poche de sang sur l’artère (pseudo-anévrisme) au point de piqûre.
  • Contraction transitoire (spasme) ou déchirure de la paroi (dissection) de l’artère rénale — rare.
  • Douleur lombaire per-procédure (gérée par la sédation).
  • Réponse tensionnelle variable selon les patients.