Pourquoi réalise-t-on cette intervention ?
L’hypertrophie bénigne de la prostate peut gêner considérablement la miction. L’embolisation prostatique consiste à réduire le volume de la glande en obstruant sélectivement ses artères par microparticules : les symptômes s’améliorent progressivement, sans incision ni les effets indésirables sexuels de certaines chirurgies.
Préparation avant l’acte
- Consultation avec le radiologue interventionnel et bilan sanguin récent (hémostase, fonction rénale).
- Signaler tout traitement anticoagulant ou antiagrégant, et toute allergie (produit de contraste, latex…).
- Être à jeun selon les consignes de la consultation d’anesthésie.
- IRM prostatique et bilan urologique préalables (débitmétrie, PSA).
Comment se déroule l’intervention ?
- Piqûre dans une artère, au pli de l’aine ou au poignet, sous anesthésie locale, puis mise en place d’un court tuyau d’accès (introducteur).
- Navigation d’un tube très fin (micro-cathéter) jusque dans les artères de la prostate, des deux côtés.
- Injection de microbilles calibrées jusqu’au ralentissement complet du flux.
- Contrôle final. Retrait de tout le matériel, puis fermeture du point de piqûre (compression de quelques minutes ou petit système de fermeture).
Suites et suivi
- Retour à domicile le jour même dans la plupart des cas.
- Symptômes urinaires transitoirement accentués quelques jours (traitement prescrit).
- Amélioration progressive sur plusieurs semaines ; consultation de contrôle avec débitmétrie.
Risques et complications potentielles
- Bleu (hématome) ou, rarement, petite poche de sang sur l’artère (pseudo-anévrisme) au point de piqûre.
- Syndrome post-embolisation (brûlures urinaires, pesanteur) transitoire.
- Rétention urinaire temporaire nécessitant une sonde quelques jours.
- Passage de microbilles hors de la cible (vessie, rectum), exceptionnel avec les techniques actuelles.
Pour en savoir plus — fiche d'information patient SFR (PDF) ↗