Nos actes › Foie, pancréas, rate et tube digestif

Chimio-embolisation hépatique (TACE)

Durée
60 à 120 min
Hospitalisation
1 nuit
Guidage
Angiographie
Anesthésie
Locale + sédation

Pourquoi réalise-t-on cette intervention ?

La chimio-embolisation traite certaines tumeurs du foie (carcinome hépatocellulaire notamment) en combinant deux effets : délivrance de chimiothérapie directement dans la tumeur et occlusion de ses artères nourricières. La tumeur reçoit une dose élevée de traitement tandis que le reste du corps est relativement épargné.

Préparation avant l’acte

  • Consultation avec le radiologue interventionnel et bilan sanguin récent (hémostase, fonction rénale).
  • Signaler tout traitement anticoagulant ou antiagrégant, et toute allergie (produit de contraste, latex…).
  • Être à jeun selon les consignes de la consultation d’anesthésie.
  • Décision prise en réunion de concertation pluridisciplinaire ; imagerie récente (scanner ou IRM).

Comment se déroule l’intervention ?

  1. Piqûre dans une artère, au pli de l’aine ou au poignet, sous anesthésie locale, puis mise en place d’un court tuyau d’accès (introducteur).
  2. Injection de produit de contraste cartographiant les artères du foie, puis navigation d’un tube très fin (micro-cathéter) jusque dans les artères de la tumeur.
  3. Injection de la chimiothérapie (mélange huileux ou microbilles chargées de médicament), puis fermeture des artères de la tumeur (embolisation).
  4. Contrôle final. Retrait de tout le matériel, puis fermeture du point de piqûre (compression de quelques minutes ou petit système de fermeture).

Suites et suivi

  • Syndrome post-embolisation fréquent (douleur, fièvre, fatigue) pendant 2 à 5 jours, traité symptomatiquement.
  • Sortie généralement le lendemain.
  • IRM ou scanner de contrôle à 4-8 semaines pour évaluer la réponse ; séances répétées si nécessaire.

Risques et complications potentielles

  • Syndrome post-embolisation (douleurs, fièvre, fatigue) quasi constant, transitoire.
  • Élévation transitoire des enzymes du foie (cytolyse) ; décompensation du foie rare chez les patients bien sélectionnés.
  • Inflammation de la vésicule ou ulcère par passage de traitement hors de la cible (rare).
  • Bleu (hématome) ou, rarement, petite poche de sang sur l’artère (pseudo-anévrisme) au point de piqûre.