Pourquoi réalise-t-on cette intervention ?
La radio-embolisation (ou radiothérapie interne sélective) délivre des microsphères radioactives (yttrium-90) directement dans les artères de la tumeur hépatique : l’irradiation détruit la tumeur de l’intérieur en épargnant l’essentiel du foie sain. Elle se déroule en deux temps, une simulation puis le traitement.
Préparation avant l’acte
- Consultation avec le radiologue interventionnel et bilan sanguin récent (hémostase, fonction rénale).
- Signaler tout traitement anticoagulant ou antiagrégant, et toute allergie (produit de contraste, latex…).
- Être à jeun selon les consignes de la consultation d’anesthésie.
- Premier temps de simulation (cartographie + scintigraphie) 1 à 3 semaines avant le traitement.
- Décision et dosimétrie validées en réunion multidisciplinaire.
Comment se déroule l’intervention ?
- Piqûre dans une artère, au pli de l’aine ou au poignet, sous anesthésie locale, puis mise en place d’un court tuyau d’accès (introducteur).
- Navigation d’un tube très fin (micro-cathéter) dans les artères du foie, selon la cartographie établie lors de la simulation.
- Injection des microsphères d’yttrium-90 à la dose calculée.
- Contrôle final et imagerie de vérification de la distribution. Retrait de tout le matériel, puis fermeture du point de piqûre (compression de quelques minutes ou petit système de fermeture).
Suites et suivi
- Surveillance courte ; syndrome post-traitement plus modéré qu’après TACE (fatigue surtout).
- Précautions de radioprotection simples expliquées à la sortie.
- Imagerie de contrôle à 3 mois pour évaluer la réponse.
Risques et complications potentielles
- Fatigue, nausées, douleurs modérées transitoires.
- Ulcère gastro-duodénal par passage de sphères hors du foie (prévenu par la simulation).
- Atteinte hépatique radio-induite (rare, dosimétrie personnalisée).
- Bleu (hématome) ou, rarement, petite poche de sang sur l’artère (pseudo-anévrisme) au point de piqûre.