Pourquoi réalise-t-on cette intervention ?
La cryoablation détruit la tumeur par le froid : des cryosondes créent une boule de glace parfaitement visible au scanner, ce qui permet de sculpter la zone détruite au plus près des organes à protéger. Particulièrement adaptée au rein, à l’os et aux parties molles, elle est aussi moins douloureuse que les techniques par la chaleur.
Préparation avant l’acte
- Décision en réunion de concertation, imagerie récente.
- Bilan d’hémostase ; anticoagulants adaptés.
- À jeun selon le mode d’anesthésie.
Comment se déroule l’intervention ?
- Mise en place d’une ou plusieurs cryosondes dans la tumeur sous scanner.
- Cycles de congélation-réchauffement créant la boule de glace, surveillée en continu.
- Si besoin, injection de sérum pour écarter les organes voisins (hydrodissection).
- Retrait des sondes et contrôle final.
Suites et suivi
- Surveillance 24 h ; douleurs généralement modérées.
- Imagerie de contrôle à 4-6 semaines puis régulière.
- La zone traitée se rétracte progressivement sur plusieurs mois.
Risques et complications potentielles
- Hématome du site d’ablation (surtout au rein), le plus souvent sans gravité.
- Syndrome post-ablation transitoire.
- Atteinte d’une structure voisine (prévenue par la visibilité de la glace).
- Réaction générale au froid (cryochoc), exceptionnelle, pour les grands volumes traités.