Pourquoi réalise-t-on cette intervention ?
Dans certaines douleurs articulaires chroniques inflammatoires (arthrose du genou, épaule gelée, tendinopathies rebelles), une hyper-vascularisation anormale entretient douleur et inflammation. L’embolisation de ces micro-vaisseaux (particules résorbables) réduit la douleur chez une majorité de patients bien sélectionnés — une option récente, en plein développement.
Préparation avant l’acte
- Consultation avec le radiologue interventionnel et bilan sanguin récent (hémostase, fonction rénale).
- Signaler tout traitement anticoagulant ou antiagrégant, et toute allergie.
- Jeûne non systématique pour un geste sous simple anesthésie locale — suivre les consignes remises.
- Bilan d’imagerie et échec documenté des traitements conventionnels.
Comment se déroule l’intervention ?
- Piqûre dans une artère, au pli de l’aine ou au poignet, sous anesthésie locale, puis mise en place d’un court tuyau d’accès (introducteur).
- Navigation du cathéter jusqu’aux petites artères anormalement développées autour de l’articulation.
- Injection de microbilles temporaires (résorbables) dans les zones anormalement vascularisées.
- Contrôle final. Retrait de tout le matériel, puis fermeture du point de piqûre (compression de quelques minutes ou petit système de fermeture).
Suites et suivi
- Surveillance du point de ponction quelques heures en hôpital de jour, puis retour à domicile.
- Éviter les efforts physiques importants pendant quelques jours.
- Compte rendu adressé à votre médecin ; consultation de suivi programmée si nécessaire.
- Amélioration progressive de la douleur sur 4 à 8 semaines.
Risques et complications potentielles
- Douleur transitoire post-embolisation.
- Marbrures transitoires de la peau en regard (livedo).
- Bleu (hématome) ou, rarement, petite poche de sang sur l’artère (pseudo-anévrisme) au point de piqûre.
- Efficacité variable selon les patients, en cours d’évaluation dans certaines indications.