Pourquoi réalise-t-on cette intervention ?
Certaines tumeurs très vascularisées (rein, os, rachis…) saignent abondamment lorsqu’on les opère ou provoquent des symptômes par leur vascularisation. L’embolisation prive la tumeur de son apport sanguin : avant chirurgie, elle réduit considérablement le saignement opératoire ; en situation palliative, elle contrôle douleurs et saignements.
Préparation avant l’acte
- Consultation avec le radiologue interventionnel et bilan sanguin récent (hémostase, fonction rénale).
- Signaler tout traitement anticoagulant ou antiagrégant, et toute allergie (produit de contraste, latex…).
- Être à jeun selon les consignes de la consultation d’anesthésie.
Comment se déroule l’intervention ?
- Piqûre dans une artère, au pli de l’aine ou au poignet, sous anesthésie locale, puis mise en place d’un court tuyau d’accès (introducteur).
- Cartographie de la vascularisation tumorale.
- Navigation d’un tube très fin jusqu’aux vaisseaux de la tumeur, puis fermeture de ceux-ci (microbilles, petits ressorts métalliques ou colle médicale).
- Contrôle final. Retrait de tout le matériel, puis fermeture du point de piqûre (compression de quelques minutes ou petit système de fermeture).
Suites et suivi
- Chirurgie idéalement dans les 24 à 72 h après embolisation pré-opératoire.
- Syndrome post-embolisation possible, traité symptomatiquement.
- En situation palliative : évaluation de l’effet sur les symptômes, séances répétables.
Risques et complications potentielles
- Syndrome post-embolisation (douleur, fièvre).
- Passage de matériel hors de la cible, rare avec les techniques ciblées.
- Bleu (hématome) ou, rarement, petite poche de sang sur l’artère (pseudo-anévrisme) au point de piqûre.
- Réaction allergique au produit de contraste ou retentissement rénal (prévenus par le bilan et l’hydratation).