Pourquoi réalise-t-on cette intervention ?
L’angiomyolipome est une tumeur bénigne du rein mais richement vascularisée : au-delà de 4 cm ou en cas d’anévrismes intra-tumoraux, elle expose à un risque d’hémorragie spontanée grave. L’embolisation préventive (ou en urgence si saignement) obture ses vaisseaux fragiles tout en préservant le rein.
Préparation avant l’acte
- Consultation avec le radiologue interventionnel et bilan sanguin récent (hémostase, fonction rénale).
- Signaler tout traitement anticoagulant ou antiagrégant, et toute allergie (produit de contraste, latex…).
- Être à jeun selon les consignes de la consultation d’anesthésie.
Comment se déroule l’intervention ?
- Piqûre dans une artère, au pli de l’aine ou au poignet, sous anesthésie locale, puis mise en place d’un court tuyau d’accès (introducteur).
- Navigation du cathéter jusqu’aux artères de la tumeur.
- Fermeture des vaisseaux de la tumeur par microbilles et/ou petits ressorts (coils), en préservant le tissu rénal sain.
- Contrôle final. Retrait de tout le matériel, puis fermeture du point de piqûre (compression de quelques minutes ou petit système de fermeture).
Suites et suivi
- Surveillance hospitalière avec contrôle du point de ponction et des constantes.
- Sortie le lendemain en l’absence de complication, avec consignes écrites.
- Compte rendu adressé à votre médecin ; consultation ou imagerie de contrôle programmée.
- Imagerie de contrôle à distance : la tumeur diminue progressivement de volume.
Risques et complications potentielles
- Syndrome post-embolisation (douleurs, fièvre) fréquent et transitoire.
- Sang dans les urines (hématurie), transitoire.
- Réouverture partielle des vaisseaux traités, nécessitant un complément.
- Bleu (hématome) ou, rarement, petite poche de sang sur l’artère (pseudo-anévrisme) au point de piqûre.