Pourquoi réalise-t-on cette intervention ?
Les fibromes utérins peuvent provoquer des saignements abondants, des douleurs pelviennes ou une gêne par compression. L’embolisation est une alternative à la chirurgie qui consiste à priver les fibromes de leur vascularisation : ils diminuent progressivement de volume et les symptômes régressent, tout en préservant l’utérus.
Préparation avant l’acte
- IRM pelvienne récente pour cartographier les fibromes.
- Consultation avec le radiologue interventionnel et consultation d’anesthésie.
- Bilan sanguin (hémostase, créatinine).
- Être à jeun 6 heures avant le geste.
Comment se déroule l’intervention ?
- Installation en salle d’angiographie, sous sédation pour votre confort.
- Piqûre dans une artère, au pli de l’aine ou au poignet, sous anesthésie locale.
- Navigation d’un fin tuyau (cathéter) jusqu’aux deux artères de l’utérus, sous contrôle de l’imagerie.
- Injection de microbilles calibrées jusqu’à l’arrêt du flux qui nourrit les fibromes.
- Retrait du cathéter, puis compression du point de piqûre quelques minutes.
Suites et suivi
- Douleurs pelviennes à type de crampes dans les 24 premières heures, contrôlées par un protocole antalgique dédié.
- Sortie généralement le lendemain, repos une semaine.
- Consultation de contrôle et IRM à 3–6 mois pour évaluer la réponse.
Risques et complications potentielles
- Hématome au point de ponction.
- Syndrome post-embolisation (fièvre, fatigue, douleurs) transitoire.
- Expulsion de fragment de fibrome par voie naturelle (rare).
- Insuffisance ovarienne, exceptionnelle avant 45 ans.
Pour en savoir plus — fiche d'information patient SFR (PDF) ↗