Pourquoi réalise-t-on cette intervention ?
Quand un épanchement pleural récidive sans cesse (le plus souvent d’origine tumorale), le cathéter pleural tunnellisé permet de drainer à domicile, à la demande, sans ponctions répétées à l’hôpital : un vrai gain d’autonomie et de confort. Le drainage régulier peut de plus faire accoler la plèvre et tarir l’épanchement.
Préparation avant l’acte
- Consultation avec le radiologue interventionnel et bilan sanguin récent (hémostase, fonction rénale).
- Signaler tout traitement anticoagulant ou antiagrégant, et toute allergie.
- Jeûne non systématique pour un geste sous simple anesthésie locale — suivre les consignes remises.
Comment se déroule l’intervention ?
- Repérage échographique de l’épanchement, anesthésie locale.
- Ponction de la plèvre, puis passage du cathéter sous la peau sur quelques centimètres (tunnellisation), ce qui protège des infections.
- Raccordement au flacon de drainage et première vidange.
- Pansement et radiographie de contrôle.
Suites et suivi
- Retour à domicile le jour même avec le matériel de drainage.
- Drainages réguliers par IDE ou entourage formé.
- Retrait du cathéter si l’épanchement se tarit (accolement spontané des deux feuillets de la plèvre — symphyse — dans un tiers des cas).
Risques et complications potentielles
- Douleur en fin de drainage (vidanges fractionnées conseillées).
- Infection du cathéter ou de la plèvre.
- Obstruction, fuite autour du cathéter.
- Cloisonnement de l’épanchement (poches multiples, plus difficiles à drainer).