Pourquoi réalise-t-on cette intervention ?
Quand un rein est bloqué (calcul, rétrécissement, compression tumorale) et surtout s’il s’infecte (pyélonéphrite obstructive), il faut dériver les urines en urgence : la néphrostomie consiste à placer un drain directement dans le rein à travers la peau. Une sonde interne (simple ou double J) peut ensuite prendre le relais par le même trajet.
Préparation avant l’acte
- Imagerie confirmant la dilatation du rein et sa cause.
- Bilan sanguin (hémostase, fonction rénale, infection) ; antibiothérapie si infection.
- Installation sur le ventre ou en léger décubitus latéral.
Comment se déroule l’intervention ?
- Repérage échographique du rein et anesthésie locale.
- Ponction des cavités du rein et injection prudente de produit de contraste.
- Mise en place du drain de néphrostomie fixé à la peau, relié à une poche.
- Dans un second temps si besoin : mise en place d’une sonde interne souple reliant le rein à la vessie (dite « double J »), par le même trajet.
Suites et suivi
- Surveillance hospitalière ; les urines peuvent être teintées de sang 24 à 48 h.
- Amélioration rapide de l’infection après dérivation.
- Le drain ou la sonde est ensuite changé, retiré ou internalisé selon la cause de l’obstacle.
Risques et complications potentielles
- Saignement rénal, le plus souvent transitoire ; exceptionnellement embolisation nécessaire.
- Passage transitoire de microbes dans le sang juste après le geste (frissons, fièvre).
- Déplacement ou obstruction du drain nécessitant un changement.
- Blessure d’un organe voisin (très rare sous guidage).