Pourquoi réalise-t-on cette intervention ?
Certaines douleurs viscérales rebelles (cancer du pancréas, douleurs pelviennes) empruntent des relais nerveux profonds que l’on peut neutraliser : la neurolyse détruit chimiquement (alcool, phénol) le plexus responsable, réduisant durablement la douleur et la consommation de morphiniques.
Préparation avant l’acte
- Discussion en équipe douleur/oncologie ; bloc test parfois préalable.
- Bilan d’hémostase.
- Sédation prévue : à jeun et accompagné.
Comment se déroule l’intervention ?
- Installation et repérage scanner du plexus cible.
- Anesthésie locale et positionnement précis des aiguilles.
- Test avec un peu de produit de contraste, puis injection du produit qui neutralise le nerf.
- Surveillance immédiate post-injection.
Suites et suivi
- Surveillance quelques heures (tension artérielle notamment).
- Diarrhée et hypotension transitoires fréquentes après neurolyse cœliaque.
- Réduction des morphiniques ajustée avec l’équipe douleur.
Risques et complications potentielles
- Baisse de tension en position debout et diarrhée, transitoires.
- Douleur locale exacerbée 24-48 h.
- Complication neurologique (exceptionnelle, technique scanner-guidée).
- Effet incomplet ou d’épuisement nécessitant un autre traitement.