Nos actes › Pathologies vasculaires

Embolisation d'anévrisme viscéral

Durée
60 à 120 min
Hospitalisation
1 nuit
Guidage
Angiographie
Anesthésie
Locale + sédation ou générale

Pourquoi réalise-t-on cette intervention ?

Un anévrisme (dilatation localisée) d’une artère digestive, splénique ou rénale expose à un risque de rupture. L’embolisation permet de l’exclure de la circulation (coils, stent couvert ou multicouche) par voie endovasculaire, en préservant au mieux l’organe d’aval.

Préparation avant l’acte

  • Consultation avec le radiologue interventionnel et bilan sanguin récent (hémostase, fonction rénale).
  • Signaler tout traitement anticoagulant ou antiagrégant, et toute allergie (produit de contraste, latex…).
  • Être à jeun selon les consignes de la consultation d’anesthésie.

Comment se déroule l’intervention ?

  1. Piqûre dans une artère, au pli de l’aine ou au poignet, sous anesthésie locale, puis mise en place d’un court tuyau d’accès (introducteur).
  2. Navigation du cathéter jusqu’à l’artère qui porte l’anévrisme.
  3. Fermeture de la poche anévrismale : petits ressorts métalliques (coils), stent couvert ou stent orientant le flux, selon l’anatomie.
  4. Contrôle final. Retrait de tout le matériel, puis fermeture du point de piqûre (compression de quelques minutes ou petit système de fermeture).

Suites et suivi

  • Surveillance hospitalière avec contrôle du point de ponction et des constantes.
  • Sortie le lendemain en l’absence de complication, avec consignes écrites.
  • Compte rendu adressé à votre médecin ; consultation ou imagerie de contrôle programmée.
  • Imagerie de contrôle (scanner ou IRM) programmée pour vérifier l’exclusion.

Risques et complications potentielles

  • Bleu (hématome) ou, rarement, petite poche de sang sur l’artère (pseudo-anévrisme) au point de piqûre.
  • Manque d’irrigation de la zone en aval (par exemple une petite partie de la rate), le plus souvent bien toléré.
  • Réouverture des vaisseaux traités, nécessitant un complément.
  • Réaction allergique au produit de contraste ou retentissement rénal (prévenus par le bilan et l’hydratation).